Or donc, jusqu'à il y a quelques jours, j'avais une vie avec :

- une mère qui vivra le reste de sa vie entre deux contrôles, nous avec ;
- un ex qui ne comprend pas très bien que quand on est plus ensemble, on ne vit plus ensemble ;
- un boulot que j'aime mais que je fais ces derniers mois dans des conditions difficiles ;
- un ami qui s'est fait la malle et qui me manque terriblement ;
- une thyroïde en vrac qui fait de la résistance à l'amélioration ;
- un truc indéfinissable, qui me fait sentir très vivante mais qui sonne comme une promesse de souffrance pour plus tard.

Maintenant, j'ai :

- une mère qui vivra le reste de sa vie entre deux contrôles, nous avec. D'ailleurs c'est jour de contrôle donc si vous pouvez croiser les doigts pendant que j'essaie de me souvenir de respirer... ;
- un ex qui ne comprend pas très bien que quand on est plus ensemble, on ne vit plus ensemble ;
- un boulot que j'aime mais que je fais ces derniers mois dans des conditions difficiles ;
- un ami qui s'est fait la malle et qui me manque terriblement ;
- une thyroïde en vrac qui fait de la résistance à l'amélioration ;
- une crise de doute basée sur des présomptions qui font qu'à la place d'un truc qui me fait sentir très vivante, j'ai tout passé au napalm et me suis fait un trou au cœur et aux tripes. Avec aucune idée de si j'avais raison ou pas de le faire. Mais toutes les raisons de constater que je vais moins bien après qu'avant.

Je pense qu'on peut se mettre d'accord sur le fait que j'ai gagné le concours de la connerie absolue et des pires choix d'existence (pour la partie que j'ai choisie).

Heureusement, les enfants vont bien (touche du bois compulsivement).